Le code de la route

La fin du 19ème siècle marque l’arrivée des premières automobiles.
Souvent le fruit d’une fabrication artisanale, ces véhicules furent le synonyme d’une vraie mutation dans le quotidien de tous. Adieu cavaliers et voiture à cheval : l’automobile est née !
Pour la conduire, il faudra être, en possession d’un certificat de capacité (permis de conduire)

En 1908, l’avènement de la Ford T marque une vraie révolution. La production en chaine de cette petite automobile a permis de vendre à moindre coût une quantité importante de voitures.

Plus de 15 millions d’exemplaires ont été vendus. Elle a d’ailleurs été élue voiture du siècle.
La production de voitures en grand nombre a obligé les pouvoirs publics à prendre des décisions sur les règles de circulation qui permettraient à tous de rouler en toute sécurité.
C’est le code de la route que nous connaissons aujourd’hui.

Le code de la route : Définition

Le code de la route est un ensemble de lois et règlements visant à réguler l’utilisation des voies publiques.
Il englobe un grand nombre de lois (exemple : panneaux de signalisation) et incite les conducteurs à adopter les bonnes règles de civisme et de savoir-vivre sur la route au quotidien.
Il est applicable à tous les usagers de la route : automobile, moto, piétons, vélos …

Le code de la route : Historique

Napoléon a été le premier a adopté l’une des règles du code de la route que nous connaissons tous aujourd’hui : il a en effet obligé tous les véhicules à circuler à droite de la chaussée. Près de 100 ans plus tard, les premiers panneaux signalétiques furent leur apparition.

En 1907, le code de la route actuel n’est pas encore adopté mais plusieurs associations d’automobilistes décident qu’il est temps d’adopter les bonnes règles de civisme pour que tous les usagers de la route puissent circuler en toute sécurité.
Un code de la route privé est donc rédigé et les membres des associations appliquent ces textes dans leur conduite de tous les jours.
Une avancée dans la signalisation routière eut lieu en 1910 avec l’apparition des panneaux à double face à l’entrée et à la sortie de chaque agglomération.

A l’entrée de la ville, le panneau affichait : « Veuillez ralentir », ce qui permettait à chaque automobiliste de savoir qu’il circulait désormais en ville et que, de ce fait, la vitesse maximale autorisée était moindre.
Dès que la limitation était terminée, un Panneau « Merci !» indiquait la fin de l’agglomération.

Ces panneaux furent l’idée de Mr Michelin qui en offrit des centaines à toutes les communes et agglomérations de France.

1921 marque l’année de la naissance du code de la route. Le certificat de capacité qui était nécessaire à la conduite de chaque véhicule est remplacé par l’appellation permis de conduire.

En 1957, le permis de conduire est décliné en plusieurs catégories allant de A à F.
La spécialisation pour la conduite de véhicules devient effective (permis bus, permis poids-lourds, permis remorques).
Le permis de conduire auto ne permet plus, à lui seul, l’accès à la conduite d’autres véhicules.

En 1992, le permis à points fait son apparition : le titulaire du permis de conduire possède un capital de 12 points de permis. A chaque infraction au code de la route, un nombre de points est retiré.
Cette mesure vise à réduire les comportements à risques en particulier l’alcool au volant et les excès de vitesse.

Chaque utilisateur peut donc voir son permis annulé.
Les évolutions techniques et technologiques des véhicules incitent les autorités à modifier le code de la route en permanence.
Des textes paraissent régulièrement pour que chaque utilisateur de la voie publique puisse circuler en toute sécurité.

L’apprentissage du code de la route

La sensibilisation des jeunes au code de la route et à la sécurité routière commence dès le plus jeune âge. En effet, entre le début de la maternelle et la fin du primaire, les élèves apprennent les dangers de la route, la signalisation routière, et côtoient les forces de l’ordre qui leur apprendront les bonnes règles dont il faut faire preuve lorsque l’on emprunte la voie publique.

A la fin de cet enseignement, chaque élève se voit délivré l’APER : Attestation de Première Education à la Route.
Au collège, les élèves doivent passer un examen : l’ASSR ou Attestation Scolaire de Sécurité Routière.

Il est indispensable d’avoir cette attestation pour passer l’examen du permis de conduire.
Pour avoir l’ASSR, il faut passer les 2 niveaux de l’examen :

  • ASSR Niveau 1 : Elle est nécessaire pour passer le Brevet de Sécurité Routière (BSR) octroyant la possibilité de conduire un scooter. Passé en classe de 5ème, il contrôle les connaissances des élèves sur le code de la route, les vélos et les cyclomoteurs.
  • ASSR de niveau 2 : Ce niveau d’attestation intègre les dangers au volant d’une voiture ainsi que les risques encourus pour chaque infraction au code de la route (permis invalidé, excès de vitesse, consommation d’alcool et de stupéfiants).

L’ASSR de niveau 2 est obligatoire pour les élèves désireux de passer un permis en conduite accompagnée (permis A.A.C.). Il est passé en classe de 3ème.
Chaque élève doit avoir un minimum de 10/20 pour se voir attribué chacune des attestations.

L’examen du code de la route

L’examen du code de la route est un questionnaire à choix multiples de 40 questions illustrant des situations routières de tous les jours.
Un diaporama est projeté et chaque candidat répond à la question posée.

A la fin de l’examen, les bonnes réponses sont comptabilisées :

  • -35 bonnes réponses ou plus : code de la route obtenu
  • -Moins de 35 bonnes réponses : examen à repasser

Le code de la route obtenu, le candidat doit se présenter à l’épreuve pratique du permis de conduire dans le 3 ans suivant la date d’obtention. Au-delà de cette date, le code de la route ne sera plus valable.

Une fois le permis B obtenu, le délai de validité du code de la route est de 5ans pour le passage des autres permis complémentaires (permis A, permis C, permis D, permis E), : le candidat a donc 5 ans à partir de l’obtention de son code de la route pour passer un autre droit de circuler.

Infractions au code de la route

Le non-respect du code de la route entraine un retrait de points. Le capital de 12 points sur le permis de conduire peut ainsi vite être épuisé en cas de multiples infractions entrainant, de ce fait, une invalidation de permis.
Pour pallier à cette perte de points, le titulaire de permis peut décider de faire un stage de récupération de points volontaire et créditer son solde de points de 4 points supplémentaires.



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